4 POÉSIES AU VENT MALIN

A Rio, soudain, le monde

ALL OVER THE WORLD 

LA DANSE DES LICORNES

La petite fille m’a demandé
où vivent les licornes
j’ai regardé la mer, les oiseaux,
les dunes et les nuages
la lune m’a chuchoté à l’oreille
les cachettes des étoiles,
la route des vents
les amours des fées
le chant des baleines blanches
par une nuit d’été
mais jamais je n’ai trouvé
le tombeau des lucioles
alors je t’ai regardé et dans tes yeux
j’ai vu l’origine du monde.

DU BLEU SUR TES YEUX

j’ai mis du bleu pour faire rire tes yeux
mais tu m’as regardée et tes yeux ont pleuré
j’ai mis du rouge pour te faire réagir
mais tu m’as regardée et tes yeux se sont détournés
j’ai mis du jaune pour te donner du soleil
tu m’as regardée et tu m’as embrassée
alors j’ai mis du blanc et tes yeux ont souri
tu m’as demandé une vie
les couleurs ont éclaté dans ton rire
j’ai mis un arc-en-ciel en bandoulière et
je t’ai emmené sur les sentiers, entre l’eau de tes larmes
par delà les rivières, les monts et les montagnes
loin très loin tout autour de la terre .
écouter le chant des sirènes, celui des oiseaux lyre
le rire des abeilles malmenées par les vents
la danse des goélands, les robes interlopes des grands flamants roses
je me suis retournée et je t’ai regardé
danser dans le vent, par dessus les dunes de sables
éternellement bleues.

LES REVES DES FILLES 
je sais tu ne ris pas souvent
je sais tu es triste parfois
une larme roule sur la rondeur de ta joue
petite fille tes yeux regardent le monde
tes pieds dans les sandales dorées
d’une belle au bois pas dormant
tu attends le prince pas charmant
tu rêves sur la vie l’amour et les étoiles
mais tu ne dis pas à quoi à quoi rêvent les filles.

SI
si j’ai pleuré, tu ne me l’as pas dit
mes rêves sont peuplés de flammes interlopes
la valse des tortues et le rire des chats.
je t’aime, tout amour est démesure
jamais je ne saurais t’aimer, aux temps jadis
tombent les larmes du ciel
les roses sont tristes
nous ne partirons plus écouter le rire d’une enfant
la main tendue et sa menotte ouverte
pour un rire au vent et les larmes du temps.

SARAHLOUP

L’AMOUR ET LES ENFANTS…

une petite fille âgée de 7 ans cherche dans le défilement de 7 robes de sa mère à se consoler du drame qu’elle traverse

Pourquoi mes héros sont-ils des enfants ?

Probablement parce que je suis restée très en lien avec ma propre enfance et que c’est de là que j’écris . Mais sans doute aussi parce que j’aime le monde de l’enfance et celui de l’adolescence; plus particulièrement le monde de la fin de l’enfance et du début de l’adolescence. J’aime cette période, entre 8 et 12-13 ans, la fin de l’école primaire et le début des années collège.

Regardez-les vos enfants, ils sont un monde, ils sont le monde, ils sont l’avenir…J’aime ce moment où on ne les perd pas complètement, ce moment où ils ont besoin des adultes mais pas comme avant, ce moment où ils découvrent qu’ils peuvent être libres, prendre leur destin en main, partir un peu…Ce moment où ils vont quitter les rêves enfantins , affronter le premier amour, celui, qui, les fait basculer de l’autre côté.

Car c’est cela qui permet à mes héros de grandir :  aimer, même si on se trompe, même si on n’est pas aimé en retour, même si ça fait mal. L’amour est ce qui fait grandir, toujours

J’écris là dessus, sur ce premier Amour, sur Le premier Amour, celui que l’on n’oublie jamais celui qui accompagne toute notre vie, celui qui aurait tout changé, celui qui a tout changé…

Même si mon dernier livre est sur le deuil et la résilience, c’est aussi un message d’amour…

SARAHLOUP

7 ROBES ET LILA

LILA, une petite fille âgée de 7 ans parviendra-telle, dans le défilement de 7 robes de sa mère à se consoler du drame qu’elle traverse ?

 

“7 Robes et Lila”,  mon deuxième roman vient de sortir. Il est disponible sur Amazon et sur demande en exemplaire dédicacé. Il illustre la dernière phrase de Jean d’Ormesson :

et la mort elle même ne peut rien contre moi”

à commander sans modération…

SarahLoup

“Tu m’écris comment” ? ou les héros modernes sont des enfants …

les héros modernes, rebelles ou..?

Le 23 novembre, à la Causerie des Chartrons , à 19h30,

j’aurai le plaisir de partager une soirée avec trois auteures prestigieuses et talentueuses, du monde “des indés”,  auteures indépendantes, qui font de plus en plus parler d’elles.

Laure Lapègue, “Female”,

Chris Simon, “Brooklin paradis”,

Elisa tixen “La désobéissance des pouces”

Pour parler des héros modernes, je préfère rester classique, au risque de ne pas paraitre très moderne, quoique… Mes héros sont des enfants . L’âme et le monde des enfants conserve un éclat et une richesse absolue en terme de création et d’imaginaire. Et au fond, nous sommes sans doute tous, à la recherche d’une telle richesse. Le regard d’un enfant, les paroles d’un enfant restent d’une gravité, d’une acuité, d’une pertinence, et d’une poésie rare, parfois absolue.

Je paraphraserai les mots de Picasso : “j’ai mis toute une vie pour peindre comme un enfant” en “j’ai mis toute une vie pour écrire comme un enfant”, avec la poésie d’un enfant…le regard d’un enfant.

Des mots d’enfant nous en avons tous, je citerai juste un petit garçon, âgé de trois ans, parlant d’un geai qu’il venait d’apercevoir et disant :

“j’ai vu un geai aux ailes extrêmement bleues” ou cet autre enfant qui me regarde écrire  et me dit gravement : “tu m’écris comment?”

Mes héros sont des enfants qui agissent dans un monde d’adultes. Des adultes qui ne les écoutent pas pas parce qu’ils ne veulent pas les écouter, parce que ces deux paroles ne se rencontrent jamais, et que c’est de cet écart que nait le désir de se parler…

Mais c’est une autre histoire..Alors venez nombreux, et à très vite pour cette soirée exceptionnelle !

SarahLoup

” Subversifs” ou pas : les héros contemporains, modèles ou rebelles ?

 

Un matin je récupère un message oublié, depuis plusieurs jours dans Face-Book, par ma négligence à consulter ce médium sans coeur, ainsi que le qualifie très justement, Virginie Despentes

(Vernon Subutex -T3-).

Un message d’une amie auteure, Laure Lapègue, créatrice de booknserie, qui me convie à participer à une conférence à 4 auteures :

Chris Simon et sa série” brooklyn paradis“, Elisa Tixen et son nouvel opus,” la désobéissance des pouces“, Moi même avec mon roman, “l’enfance en bandoulière” , et Laure Lapègue et ses female le 23 novembre à la Causerie des Chartrons,  à Bordeaux ; toutes publiées en “indé”, sur le thème :

“Les héros contemporains, modèles ou rebelles”, j’ai presque oublié la formulation exacte…C’est dire si cette problématique me plonge dans un abime d’interrogations.

Ainsi que je l’ai déjà maintes fois expliqué, et écrit, je viens d’une famille où le pouvoir appartenait très nettement aux femmes, apparemment . Une grand-mère qui tyrannisait quelque peu son époux jusqu’à le réduire quasi totalement au silence. Une mère qui suivra ses traces d’une autre manière, que j’aborde répétitivement dans mes romans… Et moi… qui ai eu la chance de naitre sous une bonne étoile. Autant dire que si, dans mes jeunes années je me suis considérée comme rebelle, c’était relativement facile pour moi, qui était extrêmement soutenue et choyée dans ma famille. Mais alors pourquoi vouloir à tout prix me réclamer et se réclamer rebelle ?

Qu’est-ce que c’est un écrit subversif ? En quoi les héros sont-ils des rebelles, des déviants, des errants, des laissés pour compte, pourquoi sont-ils au mieux  à côté de la société, au pire exclus ou en marge ? Pourrait-on écrire un livre, un roman, une fiction, avec des héros ordinaires ? Et où se niche l’extra-ordinaire, dans le style, le récit, l’intrigue, l’univers ?

D’une part, c’est toujours le point de départ d’un livre que de raconter une errance, une rébellion, une impossibilité de rébellion, ou une position décalée. Un livre pour raconter un héros totalement dans la norme risquerait de manquer de piquant …Donc forcément rebelle ? Oui définitivement, mais de quelle façon? Sans doute est-ce là que se situe la voix de l’auteur(e) pour montrer la singularité de la déviance, la rébellion ou la fausse adaptation du héros, mais toujours, il me semble un hors-norme. On peut raconter la vie de héros ordinaires qui soudain dérapent ou ont toujours dérapé, en fait… ou raconter la nécessité d’être rebelle… ou la lente déviance d’un héros tout ce qu’il y a d’ordinaire, aparemment. On sait combien les apparences restent trompeuses.

Rebelle, chaque femme en sait quelque chose, par le simple fait de naitre femme, même si, à notre époque, en occident…les voix des femmes se font entendre de plus en plus.

Un jeudi d’octobre, à La Grande Librairie, une femme, Delphine Coulin, au milieu d’hommes  publie “Une femme dans la Jungle” ou le destin d’Awa qui a décidé pour échapper à un mariage forcé de fuir son pays et se retrouve dans la jungle de Calais. Excellent livre, excellent sujet pour une femme en quête de liberté ; mais la subversivité se résume-t-elle à la quête de liberté ?

Nous en débattrons le 23 novembre, à partir de 19 h 00

Venez nombreux le 23 novembre à la Causerie des Chartrons

SARAHLOUP

 

Un silence et des mots dans le vent…

des draps dans le vent

deux draps dans le vent de la lagune

Le silence s’étire dans la faille des mots
L’intime au coeur des songes
Et la nuit qui respire endort nos souvenirs
Au mausolée du temps nos amours éclaboussent
Les vestiges du jour

Dis Quand reviendras-tu ?

Les mots s’ancrent aux racines des rêves
Vivent les souvenirs
Aux arbres du destin affleure l’infini
Passager clandestin d’un songe inassouvi
Les ronces importunes griffent de leurs fêlures
Les éclats de ton rire sur la nacre du temps

Dis quand reviendras-tu ?

Frappent aux portes rouges les souvenirs enfuis
Je peins sur tes pensées l’idées de mes désirs
Ta peau offre poussière aux visages flétris des heures qui s’allongent
Et lentement chavirent les encres éclaboussés d’un soleil décrépi

L’opacité de l’aube voit fleurir le rire des chats
Le silence neigeux des arbres fantomatiques
Surgit un goéland, promesse vaine
d’un avenir meilleur .

SARAHLOUP

À L’ENCRE NOIRE

 

il est si léger que même les mots s’envolent

Aujourd’hui le temps s’étire
Tu es parti
Je regarde les flocons tomber dans la poussière du matin
le silence s’épaissit
j’ai peur de l’encre noire

qui envahit mon esprit et tombe sur mes yeux

j’ai peur de toi, du silence et du temps
de mon coeur qui résonne dans la nuit
des notes froides qui s’égrennent dans le noir
du vent qui agite les saules
du chien qui gémit
du temps qui s’enfuit
j’ai peur de nous

SARAHLOUP

Bukowski forever

Amor, te sigue esperando siempre

Mon amour, je t’espérerai toujours…

 

“Les seuls écrivains qui ont du style sont ceux qui doivent écrire pour ne pas devenir fous”

Charles Bukowski

“Sur l’écriture” recueil de textes de Charles Bukowski

Publié Au diable Vauvert

SarahLoup

LES MAISONS ET MOI

A Rio, soudain, le monde

ALL OVER THE WORLD

Chaque maison que j’ai habitée, était beaucoup plus qu’une maison pour moi;

Un refuge, un lieu de repli et de rêverie, un endroit à moi, un endroit pour ma famille, oui bien sûr, mais surtout.. une personne .

Une maison, pour moi, a sa vie propre, son âme, son histoire. Elle vit, meurt, renait ou pas. Chaque fois que je quitte une maison, je suis déchirée, dévastée, perdue. C’est plus qu’une histoire qui s’achève, c’est une rencontre qui se termine et une autre qui commence, une partie de moi est restée accrochée aux maisons que j’ai quittées. A chaque déménagement, il faut que je greffe un morceau de la maison en moi.

Un jour j’étais terriblement mal, j’ai décidé de changer de maison, mauvaise idée. J’ai choisi la pire pour moi, et au bout d’un mois je mesurais mon erreur. Et au bot d’un mois, je savais que la greffe ne prendrait pas. Il a fallu déménager. Heureusement, tout le monde a suivi et nous sommes partis, non sans mal… Jamais je n’aurais pu vivre dans celle, que, à une mauvaise période j’avais choisi. Mais on n’apprend que de ses erreurs malheureusement, mais c’est ainsi. Alors j’ai appris..que je ne pouvais pas déménager chaque fois que je me sentais en désaccord avec moi-même et que chaque désaccord était une opportunité pour évoluer…

Quand j’étais adolescente, j’ai commencé à vivre mon mal-être en changeant de maison au bout de quelques mois. Chaque nouvel appartement était l’occasion de perdre des habits, de déménager et de réenménager, pour de nouveau être mal-à-l’aise et recommencer…Cela a duré plusieurs années, et personne autour de moi n’a véritablement mesuré mon errance mélancolique. Mais les adolescents nécessitent la mélancolie et comme les autres je l’ai aimée aussi.

De la même manière que je ne peux cuisiner ou écrire que lorsque je me sens suffisamment bien pour le faire, je ne peux habiter une maison pleinement que lorsque je me sens en accord avec moi-même.

Etrange baromètre , que celui-là, mais les maisons sont comme les meilleurs amis, on n’a pas besoin de les voir tous les jours, mais quand on les appelle, même si c’est au bout de 10 ans d’absence, ils doivent être là.

J’ai la chance d’avoir les deux, une maison qui me convient et des meilleurs amis qui me répondent, un chéri avec qui je me fighte mais que j’aime profondément , des enfants adorables, et l’écriture…

Et ma maison est aussi et surtout le lieu où je rêve, où j’écris et je ne peux écrire n’importe où…

Et vous ?

Bon Week-end

SarahLoup

PARTIR

Amor, te sigue esperando siempre

un tag soudain, à Rio

Tu crois que tu vas t’enfuir
Comme ça à la nuit rasante
Partir encore et toujours dans la brume automnale
Partir pour retrouver ta jeunesse enfuie
Partir pour mourir au soleil
Ou chercher où mourir
Partir
Moi je reste
Vestale de la lune je reste et tu pars
Encore et toujours
Je refais les gestes du jour
Le café du matin, la maison qui s’éveille
La chatte qui cherche à échapper aux chiens
Les bruits d’un jour qui recommence
Dehors le jardin s’ouvre au point du jour
Je regarde l’aube se lever
Les fleurs exhalent leurs parfums
Comme des femmes fanées en quête d’un baiser
Elles offrent leurs corolles, les pétales ouvertes sur leurs tiges tendues
L’aube a l’odeur de l’absence
Dis quand reviendras-tu?

SARAHLOUP

“Song to Song”, passe ou encore ?

Le dernier film de Terence Malik , Song to Song, est d’une beauté à couper le souffle, qui n’a d’égale que celle du film de Cristopher Nollan, Dunkerque, dont l’élégance et la photographie est aux antipodes. Le second est l’inverse du premier, dans ce qu’il délivre de message, de véracité et d’authenticité.

Terence malik s’offre un casting digne des plus grands et nous offre une balade musicale dans l’un des plus grands festival des Etats-Unis, celui d’Austin, Texas.

Rooney Mara est géniale, Ryan Gosling sublime, Nathalie Portman, magnifique et Mikael Fassbender  subtilement détestable mais si beau ! Bref le casting est époustouflant, mais, mais, mais.. ma fille me dit : “on dirait un film qui passe en boucle dans les expositions ou dans les musées”, pas faux et je rajouterais un film sans spectateurs ou qui n’a aucun impact sur les spectateurs, un film sans affect, sans aucune âme, en fait .

Comme si cette plastique, nous laissait en arrière, un film trop long, trop convenu. Ils, elles tournent un peu trop, elles se renversent en arrière un peu trop souvent…

Il y a un air de trop, une plastique trop parfaite, qui nous laisse sur notre faim.

Quelque chose qui manque : la nostalgie, la magie, la poésie, ou.. une âme peut être , oui c’est cela, un film sans âme, malgré la beauté des images, et celle des acteurs.

Un film,  juste pour la beauté des acteurs, des images et du son..est-ce suffisant ?

Peut mieux faire Mister Malik…

SARAHLOUP

 

 

 

PARTIR , encore ?

 

 

une petite fille regarde le monde des adultes

une petite fille, une indienne guatémaltèque guette le tohu-bohu des hommes…

Je n’aime pas partir.

J’ai peur de ne jamais revenir, de tout perdre. Peur de l’étendue du ciel, de l’absence qui m’attend au bout du chemin. Je n’aime pas l’absence, ton absence et celle de la nuit.

J’ai peur d’être seule dans le noir.

 Je déteste les aéroports. Les gares sont plus abordables, avec leur brouhaha désordonné, je m’y retrouve davantage.

J’ai peur de laisser ceux que j’aime, les arbres et les chiens, les gens aussi. Les étoiles sont les même de l’autre côté de la terre, et j’ai peur de ce que je découvre dans le rire d’une enfant. La nuit, au coeur de l’Amazonie, je découvre que la noirceur des hommes égale leur beauté.

Au coeur des villes, luit la tristesse des mondes et les enfants jouent avec une libellule blessée, se détournent de leur victime, fuient à leur tour les bourreaux qui approchent.

Le monde se désaxe et l’enfant suit la nuit qui vient à grands pas, sous les bombes. Il n’y a aucun endroit pour se cacher, le soleil éclatant et blanc, et la peur au bout du ventre. Il n’y a aucune cachette juste le sable à l’infini, et les dunes. L’enfant a commencé à courir, poursuivi par les chiens. Sa mère a fermé les yeux pour ne pas voir l’éternité du monde s’engloutir en une seconde…

SARAHLOUP

UN INSTANT D’ÉTERNITÉ

“..on ne choisit pas ce que l’on a à dire, ça nous traverse. Certains artistes croient que les idées qui sont dans leurs oeuvres sont leurs idées, mais c’est faux ce sont les idées du moment contemporain où nous sommes”   Asia Argento

Partout, tout le temps cette remarque :

” il faut avoir confiance en soi”

Ah sûrement , mais, quand ,où, comment , pourquoi ?

Je me méfie, par réflexe, des “il faut” ou des “le secret c’est”..

 chacun d’entre nous a sa propre méthode et que les secrets par définition doivent rester tus .

 j’aime les secrets.

Comme l’eau dans laquelle on descend et qui étouffe tous les bruits pour leur substituer la clarté et l’opalescence du vide maitrisé, comme la neige qui tombe dans le silence glacé, comme les orages d’été qui tonitruent dans le silence habité et la chaleur étouffante du jour d’avant, les secrets sont là pour ne pas être révélés.

J’aime l’eau, la mer, l’océan, les vagues, le vent, la plage et la liberté.

Une promesse de liberté .

Sand doute est-ce la vie,

une promesse de liberté, parfois tenue, très ténue, en fait .

Etre libre,

Se connaître, un peu, accepter que l’on ne sache pas, ou pas toujours,

que ce que l’on sait peut être battu en brèche,

que chacun d’entre nous dispose d’une parcelle d’étoiles, d’une parcelle de vent, dilué dans l’univers, et

  la sensation de l’infini, la sensation de liberté

enfin moi

j’écris pour ça

et je me heurte sans arrêt aux cages dans lesquels mes personnages s’enferment ou sont enfermés, et inlassablement, je leur construis un chemin vers la liberté

C’est pour ça que j’écris

pour cette sensation, lorsque le roman se termine et reste suspendu

juste avant de finir,

juste un instant encore , une sensation étrange et merveilleuse

un instant d’éternité…

SARAHLOUP

” les êtres humains ont perdu une certaine sensibilité aiguë du sacré…c’est lorsque le profane est non pas séparé du sacré mais y est, au contraire, confronté , que le sentiment du sublime peut réellement toucher les êtres humains , s’il n’y a que le sacré, le sublime n’advient pas..”Satoshi Miyagi

7 ROBES ET LILA

 

une petite fille âgée de 7 ans cherche dans le défilement de 7 robes de sa mère à se consoler du drame qu’elle traverse

 

Ce n’est pas mon habitude, mais les personnages de mon prochain roman se déchirent, et s’aiment passionnément.

Ils se battent aussi, physiquement.

L’amour fou m’attire. J’aime la passion qui se termine mal, toujours.

Lila est une petite fille qui a perdu Justin, son frère jumeau

Violette, sa mère aime David, son mari et Raphael, le meilleur ami de David, son amant.

Un soir, David commence à se rendre compte que sa jolie femme ne lui est sans doute pas totalement fidèle. Alors,dévoré de culpabilité, de n’avoir pu sauver Justin, il devient jaloux et commence une lente descente vers l’enfer…Sous les yeux innocents de Lila..

Des adultes inconscients et une enfant fragile

Dieu sait jusqu’où peut aller un mari jaloux…

SARAHLOUP

ÉCRIRE OU ETRE ÉCRIT ?

deux enfants sur les routes de France

un livre deux enfants en cavale et une mère à trouver…

On est plus écrit qu’on n’écrit .

Dimanche dernier, le 10 juin, je participais à un débat avec une autre auteure sur les femmes et la création littéraire. Avec pour mission de répondre à cette question :

” Existe-t-il une spécificité de l’écriture féminine ?”

Bien sûr nous n’avons pas tranché sur cette question éternelle, mais une phrase m’a frappée :

” On est plus écrit que l’on n’écrit, parfois “

  C’est vrai, quand on est pris dans l’écriture et la création, quand les personnages se mettent à vivre sous la plume, quand les atmosphères s’animent et s’interposent, quand les rythmes, les couleurs, les sons s’imposent et s’évadent, alors le clavier s’anime seul, ou presque .

C’est un moment magique, qui surgit parfois et s’invite n’importe où n’importe quand, souvent dans la nuit, pour moi.

C’est sans doute pour ça que j’écris, aussi pour partager mes émotions, mes sensations, mes sentiments, mes tristesses et mes joies , mes larmes, mon sourire aussi…

Bonne lecture

SarahLoup

La garde-robe – Roman

une petite fille regarde

une petite fille guette

Lila commence à montrer sa vraie nature..
mais mais mais .. trop de souvenirs empiètent et marquent l’histoire, comme des petits cailloux qui suivent un chemin enfoui sous les ronces et le temps.
Traverser les apparences , dépasser ça, et Trouver l’histoire cachée… dessous.
Heureusement il y a les arbres…que Lila adore et qui parlent en murmurant des mots à son oreille..
Les arbres immenses et mystérieux  sont pour elle, autant de repères et de protecteurs. Elle a un frère jumeau et une famille aimante mais Lila est différente.

Elle ne supporte pas que son père lui parle mal, et elle aime beaucoup (trop) sa mère…alors quand ses parents se disputent trop souvent à son goût, elle perd le contact avec les choses et les gens et elle part dans son monde.

Lila est une petite fille merveilleuse…  qui peut avoir des réactions imprévisibles…

SarahLoup

“Et si SHÉHÉRAZADE ” ou Pourquoi la culture ?

une touche de rouge

Un papillon sur le chemin, si fragile, si beau, juste un instant suspendu..

J’aime les histoires et l’Histoire !

J’aime comprendre les histoires, et l’origine des mondes.

Ma famille est marquée par les prises de parole et les engagements tant dans les causes humanitaires que dans les causes historiques et culturelles. Mon oncle, Ambassadeur de France en Israel, arabisant, passionné d’histoire, en particulier de l’histoire du Moyen Orient, nous captivait par ses récits, son humour et ses anecdotes .

Un soir, en famille , une conversation se lance , et soudain :

“oui, mais Daech est une création des américains !”.

Mon fils, anthropologue, historien, passionné de culture antique, grecque et latine et d’histoire du moyen-orient, prend la parole :

” On raconte qu’un jour, le président G.W. Bush dit au président J. Chirac qui lui demandait de ne pas intervenir en Irak la phrase suivante :” oh vous me faites C…, en Irak, il n’y a que des arabes !”.

Justement parmi les arabes, il y a des factions rebelles et ennemies qui, si l’on ne connait pas leur histoire risquent fort de provoquer un déséquilibre, tel, qu’il pourrait renverser l’ordre mondial . Daech, est d’une certaine manière, la conséquence de l’ignorance d’un président américain en matière d’histoire au Moyen Orient

A son époque, le président J. Chirac a tenté d’empêcher l’intervention américaine en Irak, en vain. Les américains, ignorant la mise en garde française interviennent militairement en Irak. Ils défont le pouvoir en place et portent au pouvoir les Chiites qui se sont fait massacrer pendant des années par les Sunnites. Sunnites vient de “Sunna” qui veut dire “tradition”, c’est la plus grande majorité de l’Islam soit environ 80% des musulmans. Chiites vient de “Chi’ia” qui veut dire partisans. Ceux-là suivent le modèle d’ Ali, le gendre du prophète.

Mais, alors, Séhérazade aurait été… “Kharidjistes” c’est à dire d’un troisième courant, qui donne le pouvoir …au meilleur des hommes !…

Sadam Hussein, le parti Baas, ainsi que sa garde et ses généraux étaient suniites. Les américains s’embourbent dans cette guerre, commettent les erreurs que l’on sait, notamment les prétendues usines chimiques, voir “the green zone”, avec Matt damon, pour ceux que ça intéresse !

Les généraux de Sadam Hussein sont révoqués et jetés en prison par les américains. Ils se retrouvent dans les geôles irakiennes avec…des fondamentalistes islamistes qui offrent aux généraux sans idéal, un idéal religieux et ceux-ci leur offrant en retour, leur savoir faire en matière d’armes et de combattants !

Daech est né, de la tragique erreur et méconnaissance américaine, de la civilisation arabe et des divers courants qui la traversent.

Que l’on comprenne bien , je ne suis évidemment pas d’accord avec le terrorisme. Mais je pense qu’il faut en connaitre les raisons pour mieux le combattre, l’expliquer aux enfants , et surtout éviter de commettre les même erreurs, si possible !

Voilà pourquoi je pense qu’il n’y a de pire drame que de porter au pouvoir un président inculte, ce qui est le cas de Donald Trump et ce qui serait le cas si nous avions la mauvais idée de laisser Marine Le pen accéder à la fonction présidentielle.

Un de mes livre préférés , est le texte bouleversant d’Antoine Leiris,  “Vous n’aurez pas ma haine !” . Je ne sais pas si dans sa situation, j’aurais eu ce courage, et cette incroyable foi en la vie dont témoigne son livre. Je ne sais pas, ce que, confrontée à la barbarie,  je ferais.  Je ne sais pas si j’aurais résisté à la haine.  Je ne sais pas, comme nous tous, en ces temps de risque terroriste, si j’aurais du courage …si…

La culture ne constitue pas un rempart à tout, elle constitue néanmoins une tentative et un gage d’entente entre les peuples.  Si je comprends l’existence de la haine, je pense que l’homme peut  la transcender, ne pas y céder, et s’élever au delà, pour écrire, par exemple, ceci :

“Notre coccinelle s’est posée sur le nez de la sorcière,

elle avait une Kalachnikov en bandoulière et la mort au bout du doigt

Antoine Leyris

Bon Week-End de Pâques

SARAHLOUP

 

LES HEURES QUI S’ALLONGENT

sur le bassin d'Arcachon

un lever de soleil

 

Le silence s’étire dans la faille des mots
L’intime au coeur des songes
Et la nuit qui respire endort nos souvenirs
Au mausolée du temps nos amours s’éclaboussent
Des vestiges du jour

Dis, Quand reviendras-tu ?

Les mots s’ancrent aux racines des rêves
Vivent les souvenirs
Aux arbres du destin effleure l’infini
Passager clandestin d’un songe inassouvi
Les ronces importunes griffent à leurs fêlures
Les éclats de ton rire sur la nacre du temps

Dis, quand reviendras-tu ?

Frappent aux portes rouges les souvenirs enfuis
Je peins sur tes pensées l’idées de nos désirs
Ta peau offre poussière aux visages flétris des heures qui s’allongent
Et lentement chavirent les encres embrasées d’un soleil décrépi

L’opacité de l’aube voit fleurir le rire des chats et les valses du temps
Du silence neigeux des arbres fantomatiques
Surgit un goéland, ou la promesse vaine
D’un avenir meilleur

Sarahloup

LA NAISSANCE D’UN VAMPIRE !

l'odeur de l'ail

ma grand mère est une sorcière et a l’odeur de l’ail

Je suis allée par hasard vérifier le contenu d’une caisse… J’ai trouvé deux livres, chacun entouré d’une ficelle et recouverts de papier Craft .

Deux livres de cuisine, deux livres venus du passé, deux livres et des odeurs oubliées.. L’odeur de l’ail qui crépite dans la poêle trop chaude, l’odeur des pommes-de-terre qu’on épluche. Le crissement du pèle-légume, l’économe qui s’enfonce dans la chair épaisse, un peu grasse des pommes-de-terre et entaille la douceur jaune de ces drôles de fruits, qui refusent de saigner .

Ma grand-mère, penchée sur la table de la cuisine au dessus d’un tas de pommes-de-terre, sérieuse et attentive, sacrifie les légumes qui attendent d’être plongés dans l’huile. Elle a ceint un tablier sans âge et sans couleur, mais l’odeur, l’odeur de ses cheveux blancs enroulés en un chignon bas sur la nuque, dont s’échappent des mèches collées par la sueur, flotte dans la pièce, et s’accroche à mes narines. Elle dégage une odeur un peu aigre, où l’ail domine, parmi les fragrances mêlées de la grande maison. Des odeurs de bois mouillé, de pièces vides, jamais ouvertes où le salpêtre envahit les murs et suinte par tous les pores. Derrière les tapisseries qui se décollent, je vois les ombres des vampires se dessiner dans les murs.

J’ai peur des vampires qui nichent dans les lézardent et dévorent les enfants, la nuit tombée.

Je regarde sa peau ridée, ses doigts agiles et gourds que l’âge a tordu, qui triomphent encore des pommes-de-terre, sa peau tavelée, à l’odeur entêtante, sans doute parce que peu lavée, ses yeux au regard d’aigle, capables de me repérer parmi les dizaines d’enfants dans la cour de l’école. Ma grand-mère est une sorcière et les sorcières gagnent toujours contre les vampires ?

Je regarde la cuisine fatiguée, petite, tapie sous l’escalier au pied de la grande maison dont je ne connais pas tous les recoins parce que les sorcières se cachent dans certains. Après tout, même si je suis une sorcière, selon les lois familiales, je suis l’héritière de ma grand-mère, les autres sorcières me font encore peur, car je ne suis pas certaine d’ être digne, ni de faire partie de la lignée.

C’est un secret, personne ne le sait, personne ne va s’en apercevoir et alors peut-être que je ne serai pas sorcière.

Mais si je ne suis pas sorcière est-ce que je pourrais être un vampire ?

 

Sarahloup

AU SALON DU LIVRE, ON NE RENCONTRE QUE DES AUTEURS !

 

des indé. à Paris

Au salon du livre de Paris, on ne rencontre que d’autres auteurs et amis !

Dimanche dernier, j’ai participé avec the book édition, au salon du livre de Paris.

Super expérience car vraiment au cas où j’aurais zappé le côté marketing du livre là vraiment…! j’y étais !

Heureusement je n’y étais pas seule, et même si mon amie présente a eu des déboires de santé , elle a pu participer. Heureusement car c’est vrai que entre les amis, les curieux, les autres auteurs, difficile de se faire une idée !

D’habitude,  je n’aime pas trop les salons. Evidemment, je déteste les endroits bruyants , mais j’adore les livres, alors… Là j’étais comblée, et puis Paris, c’est la classe quand même !

Bon, la prochaine fois, je m’inscris au speed-dating d’Amazon, concours de pitchs pour les néophytes, et je fais concurrence à Eric Costa et son roman Harem, qui a gagné cette année et se retrouve dans le top 20  des romans ! bravo Eric c’est génial de voir un ami devenir un auteur à succès !

Autrement, c’était bien de se penser parmi ceux qui y sont, mais à part ce bref sentiment de plaisir fugace et éphémère, et le sentiment de respect que passer de l’autre côté de la barrière suscite, je dois dire que ça fait beaucoup de bruit pour rien comme disait un auteur connu !!!

J’irai sans doute encore l’année prochaine .. ou pas… ce sera selon, la présence des autres auteurs et amis…

Sarahloup

 

 

AU MATIN …

une touche de rouge

Un papillon sur le chemin, si fragile, si beau, juste un instant suspendu..

Ce matin,

J’ai vu la rose qui parlait à l’enfant sorti des nuages

Ce matin, tu es parti

Encore

Est-ce que les roses parlent le matin aux nuages et au vent

Est-ce que les roses au matin essaient de retenir le temps

Tu es loin et je pleure

Des larmes de rosée au Vent du Sud

Le Vent t’emporte au dessus des monts

Que les nuages t’accompagnent loin très loin

Par dessus le temps et le monde

Et la rose au matin

Sarahloup

LA LUNE TZIGANE brille plus que le soleil- A.ROMANES

une petite fille regarde

une petite fille guette

 

Tout le monde sait qu’Alexandre Romanès est un poète, surtout des anges et de la lune dont il est frère et fils. Je suis allée soutenir celui qui dirige le dernier Cirque Tzigane, et admirer leur spectacle haut en couleurs et en femmes, puisque ce sont les femmes qui font les trois quart du spectacle, et de la vie de l’auteur.

C’était une soirée caritative, pour apporter des sous au Cirque Romanès, à la suite du vandalisme dont ils ont été victime à Paris.

Je suis une adepte des petits cirques, j’adore leur poésie , la tristesse attachée à leur survivance difficile et précaire, leur vie nomade , les animaux baroques qui les accompagnent, les accents de musique qui s’échappent de leurs campements. J’aime les fêlures que l’on devine dans leurs chants, les feux qui les suivent d’une odeur cuivrée, les amours précoces de leurs enfants et les mariages à 13 ans. Je sais ce n’est pas bien, mais je trouve que l’amour n’est jamais aussi intense qu’à 13 ans , et les mariages d’enfants ont quelque chose d’éternel !

Alexandre Romanés , est issu de la famille Bouglione, il est le fils de Firmin Bouglione, avec qui il a une relation houleuse et complexe. Resté analphabète jusqu’à âge de 18 ans, jusqu’à ce qu’une femme décide de lui apprendre à lire et à écrire. Il apprend en 3 mois, et devient poète, aujourd’hui édité chez Galllimard , auteurs de quatre livres et de nombreux recueils de poèmes.

Sa dédicace conserve la maladresse de quelqu’un qui a écrit tardivement, sa calligraphie est vagabonde et fantasque, sans doute traversée par de trop nombreux fils de soi. Les mots sont lumineux et intenses, fragiles et découpés dans la sagesse de l’enfance.

Christian Bobin : “Une douceur sans mélange si pure qu’elle fait éclater la vitre de la mort. C’est le silence désormais qui tient le livre entre ses mains ” .

La citation du début est magnifique  :”Je savais que j’étais belle car nul ne me regardait” , Lydie Dattas, le livre des anges.

“Les hommes passaient

à côté d’elles sans les voir

Modestement agenouillées

dans l’herbe tendre, les roses

étonnées se regardaient

sans comprendre”

A.Romanès,  Sur l’épaule de l’ange

Comme tous les poètes, il révèle, par une nuit sans lune, un parfum d’éternité .

SARAHLOUP

 

LA LUNE TZIGANE

ROMANES LE DERNIER CIRQUE TZIGANE

Cirque traditionnel, Grand spectacle, Nouveau cirque
DU 13/01/17 AU 02/04/17 – CHAPITEAU CIRQUE ROMANES – BORDEAUX
ROMANES LE DERNIER CIRQUE TZIGANE à BORDEAUX à partir du 13 janvier 2017 ! ” LA LUNE TZIGANE BRILLE PLUS QUE LE SOLEIL ” Comme les oiseaux migrateurs… la tribu Romanès , revient à Bordeaux avec son nouveau spectacle, dans le Parc des Angéliques – …

 

” LA LUNE TZIGANE BRILLE PLUS QUE LE SOLEIL ”

Comme les oiseaux migrateurs… la tribu Romanès, revient à Bordeaux avec son nouveau spectacle, dans le Parc des Angéliques – Quai des Queyries en face de Darwin à Bordeaux.

Sous un petit chapiteau multicolore, la famille Romanès presente le seul spectacle de Cirque fait par des Tziganes !

La Lune des Tziganes brille plus que le Soleil ! Un joyeux mélange de musiques, de danses et d’ étonnants numéros de cirque, contorsion, funambule, trapèze, rubans, diamantine, cerceaux, violon, contrebasse, accordéon, guitare, clarinette, danse tzigane, danse flamenca …et Délia au chant avec ses cinq filles et quelques chats …

Emportés par la grâce, les prouesses , l’émotions et l’humour , dans la magie de l’instant, les Anges aussi pourraient bien descendre admirer en douce les jolies filles de la Lune…

D’autres cousins et cousines sont venus nous rejoindre…La fête sera encore plus belle, car plus qu’un spectacle, il y a dans notre famille, un souffle de vivre !

D’ailleurs une Gitane racontait :

« Le ciel est notre père, la Lune est notre mère et les milliers d’étoiles qui jouent là-haut, sont nos frères et sœurs … personne ne peux lutter contre un tel héritage ! »

Et comme l’écrit le poète gitan, Alexandre Romanès, dans son recueil de poèmes « Paroles Perdues » : publié chez Gallimard :

« La neige, le vent, les étoiles, pour certains … ce n’est pas assez… » !

SarahLoup

 

LES MOTS DU TEMPS

3 contes

LE VENT DU SUD M’A DIT
3 contes

Dans les couloirs du temps je cogne aux vitres de l’absence

Tu n’es pas là .

Les mots tourneboulent et se heurtent au silence du monde

Cliquetant sur leurs visages grêles et pâles

Je regarde leurs faces de carême

Blancs

Les mots ont le visage de l’absence

Dis quand reviendras-tu ?

La course de l’abeille solaire et importune vire-volte au coucher de la lune

Dis quand reviendras-tu ?

Féline et amicale l’abeille porte à contre-vent les mots à contre-temps

L’orage a fait fuir les vanneaux aux portes de l’église

Le chat et le bedeau m’accueillent

Dis quand reviendras-tu ?

Le printemps est revenu, l’averse cogne aux portes du temps

Ecoute la course du  vent aux accents de tonnerre

Ecoute l’orage monte tout autour de la terre

L’oiseau se tait, l’enfant se cache et fait silence

Il est interdit de parler dit le maître à contre-jour

Dans l’école silencieuse, le chat promène sa léthargie sinueuse

Le temps enveloppe les mots et se tait

Dis quand reviendras-tu ?

SARAHLOUP

CHERCHEUR DE SILENCE

 

100000 temples

un jour au Japon les 100000 temples

Toujours le silence de Toi

Pour chaque personne un silence

Je cherche

Je suis le chercheur de silence

En toi, le silence résonne comme une cloche d’église

Un silence assourdissant

Donne-le- moi

Donne- moi ton silence et je te donnerai

L’ éternité

SARAHLOUP

DANS CHAQUE GOUTTE DE PLUIE…

sur le bassin d'Arcachon

un coucher de soleil

Dans chaque goutte de pluie

Dans chaque nuage gris

Dans chaque rêve pris

Dans chaque pas enfui

Dans chaque vie partie

Gît un morceau de ta mélancolie

La Mélancolie me prend à l’aube grise

Lorsque les heures fuient et ne s’arrêtent pas

Que la pluie et L’absence descendent en cascade

Du ciel sur la terre

Que les escargots sortent des rêves interlopes

Que les tortues dansent dans les eaux et l’azur

La mélancolie étend son empreinte sur le monde

Et  sur moi

Alors j’écris pour dire, sans rien dire de ce mal qui me ronge

Au petit matin.

SARAHLOUP

LES MOTS PAPILLONS

une touche de rouge

Un papillon sur le chemin, si fragile, si beau, juste un instant suspendu..

j’aime les mots.

les mots papillons

Comme des notes de musique dans la nuit,

Comme des gouttes de rosée sur la langue

 Compagnons muets et silencieux

Les mots exaltent le silence des êtres .

 j’aime le silence.

Ce siècle est trop bruyant à mon goût

j’aime les mots qui parlent en silence, chuchotent et se dérobent

les mots pour les secrets s’envolent dans le vent

les mots pour se confier et partir en chantant

Les mots papillons

Les mots pour dire et se taire finalement.

J’aime les mots tus, les mots disparus,

les mots entretenus les mots qu’on élève au fond de la nuit,

les mots qui grandissent pour s’en aller un matin par le chemin des écoliers,

j’aime les mots braconnés

les mots s’envolent pour ne plus parler

les mots papillons

le mots taisent pour mieux dire

le secret des choses et des êtres

le tu, le non su

le coeur indicible des hommes

au petit matin…

SARAHLOUP

LA FURIOSITÉ

 

nous 3

toi, moi, elle

Il m’a fallu beaucoup de temps pour admettre que non, décidément non ça ne passerait pas.

Quand je lui ai parlé de sa difficulté à se remettre en question, et de la nécessité pour elle de comprendre davantage les choses, les êtres et les autres, elle m’a regardée de ses grands yeux noirs. Derrière l’incompréhension évidente, un nuage de colère est subrepticement passé,  vite maitrisé, étouffé et vite oublié.

Malheureusement pour elle, j’étais branchée 5 sur 5 sur la colère et la furiosité !

Alors quand je lui ai signifié que nous devions nous séparer d’elle,  elle n’a pas dit un mot. Elle a blêmi, devenant d’une pâleur de cire, les mâchoires crispées pour retenir les mots et la colère qui se pressaient sur ses lèvres. Je lui ai demandé si elle avait conscience de son attitude, elle m’a regardée, a laissé passer un silence, puis elle a dit :

— C’est vous qui ne me supportez pas !

Ai-je entendu cette réplique, l’a-t-elle prononcée ou l’a-t-elle retenu au bord des lèvres , je ne saurai le dire.  Quand elle a approché sa bouche de la mienne et que saisissant ma nuque elle m’a embrassée à bouche-que-veux-tu, mordant à pleines dents dans mes lèvres jusqu’à les laisser en sang , qu’elle a enroulé ses immenses jambes nerveuses tout autour de ma taille, qu’elle s’est élevée jusqu’à mes yeux et les yeux dans les yeux m’a dit :

— Jamais jamais tu ne te débarrasseras de moi !

je me suis demandé qui de nous deux était la plus vulnérable….

SARAHLOUP

 

ALORS J’ÉCRIS…

ils sont deux enfants amoureux

quelques uns de mes mots

Hier j’ai achevé mon prochain roman, le deuxième.

Et hier mes enfants venus nous rendre visite sont repartis ! Alors aujourd’hui je suis triste…et heureuse aussi .

Je vais accompagner le dernier des mes guerriers sur le quai de la gare. Ma voiture sera mal garée, je serai  inquiète et empressée, maladroite et fébrile, et je serai toute à lui, toute à ce départ qui n’est qu’un au-revoir, sans doute .

Eux qui partent pour mieux revenir, eux qui aiment découvrir d’autres horizons, d’autres pays, d’autres contrées, les voyageurs du monde, ceux-là  je pars avec eux, un peu, toujours.

C’est sans doute pour cela que j’aime accompagner les gens sur un quai de gare , j’aime voir partir les trains, j’aime le brouhaha et le désordre des départs, et j’aime revenir.

Ensuite, je repars vers ma vie, mes projets, mon temps. Les chambres désertes, les objets abandonnés, les heures qui s’égrènent dans le silence des flocons et les soupirs des chiens.

Un antiquaire m’a proposé une somme dérisoire pour un tableau de Cante que mon père avait choisi au plus profond de sa mélancolie. Un tableau tout noir, marron avec juste dans un coin, un petit peu de bleu lumineux dans le sombre de la toile, et une pointe de rouge.  Je n’aime que les tableaux très colorés, j’aime la couleur dans la vie.D’ailleurs habituellement, Cante peint des toiles très colorées. Mais ce tableau lui est très sombre.  Ce tableau parle de lui. Derrière le sombre, très sombre il y a une certaine lumière dans la matière même et le travail de la matière. Depuis des mois j’hésite, dois-je le vendre, pour une somme dérisoire ou dois-je le garder?

Je me reproche souvent de donner vie aux objets et de les garder parce qu’ils conservent une partie du passé , dans leur vie fatiguée, alors un grand tableau sombre en plus du reste pour quoi faire?

Mon père est devenu un ange, un esprit, le bleu du ciel et des rêves, mon père , nous a quittés il y a 4 ans déjà ! Conserver ce tableau,  le faire vivre, lui inventer une histoire, le parer de magie et d’amour à travers cela, colorer de mots ces couleurs trop sombres et combattre ainsi la mélancolie !

Si je peux être triste, c’est une tristesse remplie de la joie de savoir ceux que j’aime heureux, plein de projets, de désirs et de voyage, de les savoir désireux de visiter le monde et ses merveilles, de les savoir emplis de joie et de beauté .

Moi je les accompagne sur le quai de la gare , et de mon coeur et de mon âme

j’écris…

SARAHLOUP

FEMME, SORCIÈRE, OU FEMINISTE ?

Elle est si belle avec ses tatouages

 

Elle est si belle avec ses tatouages

Une femme, un ange ou une sorcière ?

J’ai la chance d’être née dans une famille où les femmes sont aimées et sans doute craintes aussi un peu. Mon père, mon grand-père, mon oncle considéraient les femmes comme une force et une puissance hors du commun. Dans ma famille, les femmes sont puissantes , mais reléguées quand même aux travaux ménagers, sauf ma grand-mère qui déjà, passait sa vie à lire et à écrire ! Elle s’occupait des écrits des autres : elle était postière !

J’ai beaucoup de chance et je mesure aussi le chemin que mes consoeurs ont du parcourir pour que moi, je puisse accéder à ça. Dans mon métier ou dans ma vie, la puissance féminine est présente, parfois, cachée, sublimée ou au contraire décriée , ou bafouée.

Alors quand j’entends mes consoeurs parler de féminisme, je comprends et en même temps cela fait intrinsèquement partie de ma vie. Je suis sensible au sort misérable de nombres de femmes ou de mères à qui échoient les tâches quotidiennes, de gérer la misère et de souffrir de ne pas pouvoir nourrir ses enfants.

J’aime les hommes et les femmes. Comme beaucoup j’ai été un garçon manqué, comme beaucoup la puissance de mon sexe m’a terrifiée. Petit à petit je me suis dégagée de cette terreur et j’ai apprivoisé la magie qui lui était liée, pour moi, la magie est féminine, obligatoirement.

Puis, j’ai aimé, aimer et être aimée.

Je suis plus sorcière, magicienne ou poète, que féministe ce dont se réclament ma fille et ma mère. Malheureusement j’appartiens à celles qui sont davantage guerrières autant contre leur sexe que contre l’autre sexe. Est-ce que pour autant je suis féministe, sûrement mais je pense être une femme debout, qui se bat souvent.

Peut-être est-ce quand même être féministe que de considérer les choses comme ça. Mais c’est certainement une véritable chance que de pouvoir les penser ainsi.

Le pouvoir au féminin fait partie constitutive de ma famille et de ma vie. Mon oncle disait que dans une famille on voit qui a le pouvoir, à celui qui coupe la viande! Dans ma famille, ce sont, à parts égales, les hommes ou les femmes qui effectuent cette tâche. Il est vrai que cet oncle a eu une femme toute dévouée à lui et à sa carrière, l’inverse d’une féministe ! Elle a su cependant en tirer un certain parti.

Je suis consciente de ce que le féminisme a apporté aux femmes et de la nécessité d’un tel combat, je le loue et l’approuve.

Mais, je préfère partir sur les chemins de traverse.

Je suis plus une rebelle qu’une militante, plus une guerrière qu’une suffragette.

J’aime partir en guerre contre les idées reçues, les inégalités en tous genres, homme/ femme mais toutes les inégalités. La guerre, le combat, passe souvent par les mots, les récits, les contes, les sortilèges, la magie et la poésie

Encore faut-il pouvoir le faire et le dire.

Ce fut mon cas. J’ai eu cette immense chance d’être élevée en partie par une femme sorcière, une magicienne des mots, un ange venu de loin.

je n’ai jamais ressenti la moindre différence parce que j’étais une femme, ou plutôt j’ai fait avec, s’il y en avait, et j’ai toujours tenté de les contourner, de les combattre ou d’en tirer parti.

Femme oui, féministe sûrement, guerrière parfois, poète et écrivain toujours !

SARAHLOUP

LA NAISSANCE DES ANGES

un ange de pierre

UN ANGE PASSE

 

Avant, je n’aimais pas les groupes, mais ça c’était avant d’écrire .

Plus exactement, je pensais ne pas aimer les groupes. Les groupes me faisaient peur, je craignais leur volatilité, leur propension à trouver un bouc émissaire, leur nécessité d’élire un leader, leur force destructrice autant que créatrice.  Alors face à ma peur, je me taisais, et j’écoutais .

Mais hier, j’ai rencontré un groupe d’auteurs, qui m’ont ouvert leur porte, comme ça, juste moi, ce que je suis, sans jugement, sans restriction, juste eux et moi. La maison était claire et ouverte, la cuisine ressemblait à la mienne, je me suis sentie chez moi. Ils parlaient, riaient, parfois un peu trop fort, et je me suis laissée emportée par leurs rires et leurs mots. je les ai écouté .

Et le miracle a eu lieu : la rencontre.

Dans la vie, ce que je préfère avec le printemps, les chiens, les chevaux, les vagues, les balades, la vie à deux, les nuages, la poésie, les anges…le sable, la neige, le bleu, les enfants, les notes de musique, les odeurs, la cuisine… ce sont les rencontres..

J’adore rencontrer quelqu’un, j’adore ce moment où les âmes se touchent, se reconnaissent, s’effleurent, se quittent, se fuient, se retrouvent pour jouer et s’envoler.

Dans ce groupe, il y avait une jeune femme, que j’avais déjà vue, auparavant et qui m’avait attirée par sa capacité à donner. Il y a des personnes comme ça, qui donnent, peut-être sans même le savoir. Elle est comme ça, elle donne… en écrivant. L’écriture la transcende, quelque chose la dépasse, dont elle livre peu à peu les chemins, les tours et les détours, devant mes yeux éblouis.

Je ne sais si elle se rend compte du miracle dont elle est le réceptacle , mais elle est un auteur et pour moi, un ange ! Un ange parce que les anges m’accompagnent depuis que je suis enfant, et parsemèrent le monde, mon monde. Il faut juste que je les trouve car eux-même ne savent pas qu’ils sont sur terre, et moi, mon travail c’est de découvrir les anges !

Nadia est un ange et elle ne le sait pas !

Mon prochain livre parlera de la naissance des anges…et de leur rôle sur cette terre…

à bientôt…

SARAHLOUP