UN ENFANT DIFFÉRENT

Victor un enfant pas comme les autres

Victor, l’enfant-Loup

D’abord il y a ce regard qui traverse la lumière pour accrocher les ombres. Puis une légère différence qui s’accentue au fil des ans. Il y a l’affolement de son père et sa mère qui cherchent une réponse tout autour de lui. Et puis il y a l’école qui lui renvoie que ce système n’est pas pour lui. Les longues hésitations, les heures et les heures d’attente, dans les cabinets des différents médecins.

Et puis un jour il y a les mots en” ique”, ceux qui piquent justement. Il est psychotique, autiste ou dysharmonique…il est différent.

Il y a les larmes, les nuits sans sommeil, les regards des passants dans le bus, au supermarché, à la plage…Il y a les cris et les crises, la fatigue, le découragement…

Parfois il y a une rencontre, avec celui ou celle, qui va trouver le chemin, vers lui et l’aider à sortir de son silence. Alors peu à peu, il y a l’or caché derrière la souffrance, l’angoisse, la peur, le rejet…

Il y a l’espoir qu’un jour peut-être, il verra la lumière dans les rayons du soleil .

Victor est un de ces enfants “différents”. Dans mon nouveau roman, “La marque des Loups”, il passe d’une existence où il est décalé, pas à sa place à une vie où, au contraire, il devient lui-même, au prix d’une plongée dans une nature inhabituelle…une douce allégorie sur la différence …

SarahLoup

Ecrire ou Le point d’immortalité !

Victor ouLa Marque des Loups

Un point d’immortalité

Ecrire, pourquoi, pour qui ? Pour soi, pour les autres ? Ecrire est devenu, pour moi, une nécessité . Comme une discipline du corps de de l’esprit, un trait qui réunit l’âme et le corps.

Ecrire a toujours fait partie de moi, comme une encre qui s’écoule vers le dehors, un cri que parfois quelques uns déchiffrent, une vérité entre les lignes. L’auto-édition bien sûr, ou la question récurrente et obsédante, de trouver un éditeur et un public. Alors écrire pour qui, pour vous ?

Mes histoires partent de moi, de mes souvenirs et de mon imaginaire qui s’ancre dans le passé et le présent de mes souvenirs.

Chaque mot est un mot volé, au passé, à d’autres et chaque histoire est une histoire volée, dévoilée, “déviolée”, révélée d’un secret à jamais perdu, sorti des limbes, exilé d’un passé qui n’a pas de nom.

Chaque histoire frappe à la porte, insiste jusqu’à obtenir réparation, jusqu’à émerger du néant, du chaos, de nulle part, du vide, du rien. Chaque histoire se fraye un chemin parmi les limbes, pour parvenir à la lumière.

Chaque héros lutte pour vire, avoir un nom, une vie, des aventures.

Chaque écrit, une fois accompli, emporte une partie de moi, pour l’envoyer aux quatre vents, et le disperser dans l’ esprit de mes lecteurs. Plus qu’un acte d’amour, écrire est un acte de foi. Foi en la vie, en le partage, en l’autre, en l’homme. Ecrire confine au sacré, au sacre de la vie, de la nature, au divin.

Comme on ne pouvait jadis pas représenter Dieu, on ne peut pas plus l’écrire, on peut essayer de l’écrire, à l’encre des souvenirs et de l’amour, des émotions partagées…On peut essayer de se frayer un chemin jusqu’à lui .

Ecrire est un acte d’humilité : comment une toute petite lettre, perdue dans un océan de lettres  pourrait-elle trouver le chemin vers le coeur des hommes?

La magie de l’écriture, ouvre la voie vers les étoiles et parfois, l’espace d’un instant, la grâce.

Tous les écrivains connaissent ce moment si particulier où l’on tutoie les étoiles, où on s’immerge dans l’infini…Chaque artiste recherche ce point là…le point d’immortalité.

SarahLoup

Ecrire en Fraternité

 

Hier j’ai participé au premier Salon des Plumes indépendantes, à Captieux.

Ce fut une journée riche en belles rencontres, et en partage. J’ai soudain réalisé que partager un même idéal et le même amour des livres et de l’écrit peut structurer un groupe et donner des véritables instants de bonheur et de fraternité.

Je n’ai pas aidé les organisatrices de ce Salon et je le regrette. J’espère que je pourrais faire mieux la prochaine fois. Nous avons tant et tant de projets en commun….

Je suis fière de faire partie de ce groupe qui comporte de nombreux auteurs, tous plus talentueux les uns que les autres…qui partagent des valeurs humaines de convivialité et de fraternité…Merci aux deux organisatrices du salon, Loli Artesia et Erika Boyer, 

pour leur soutien, leur engagement et leur aide bienveillante

SarahLoup

Un instant d’immobilité

la perte des oiseaux

les oiseaux ont disparu

Depuis si longtemps, et soudain le bruit de la pluie… Je m’immobilise, un moment pour regarder pleurer la terre.

Depuis cet été, chaque soir, alors que rosit le ciel, j’étouffe. Je regarde les feuilles des arbres, et j’attends. J’attends le pépiement des oiseaux, j’attends les hordes de moineaux qui, jadis tournoyaient dans le ciel du soir, j’attends les hirondelles qui déchiraient l’air en rase-motte, j’attends les étourneaux, j’attends les merles… j’attends l’épervier, qui, tout en haut, guette…

Mais rien, juste le silence, sur le bruit de la pluie. Pas d’oiseaux, au pic de la chaleur de l’été ou avec la fraicheur de septembre, pas de pépiements,  de rase-motte,  d’épervier dans le ciel, rien.

Les oiseaux ont disparu.

La ville est si triste le soir sans les bruits des oiseaux qui se couchent.

J’ai encore la chance d’avoir un voisin qui élève des poules… Mais les poules ne volent pas très haut…

C’est une amie qui m’a alertée, je n’ai pas voulu y croire, mais si .. les oiseaux ont disparu !

Septembre est un mois que j’aime, qui m’inspire une certaine mélancolie, et un plaisir mêlés, retour à un rythme scolaire, et à la rentrée.  Mais la disparition des oiseaux, c’est comme si les enfants disparaissaient… Je cherche chaque soir, dans le bruit de mes pas sur l’asphalte chauffé, le bruit des oiseaux qui se couchent, mais rien, les oiseaux ont disparu !

Vous imaginez un monde sans enfants ?

SarahLoup

juste toi

une plage océan

après toi

 

Si c’était à refaire tu serais mon premier amour

Si c’était à refaire je ferai l’amour à 12 ans

Si c’était à refaire je t’aimerais encore plus…

Sarahloup

 

DIS-MOI…

Petit Frère, dis-moi si le Vent du Sud

Petit Prince, Dis-moi…

Dis-moi, si là haut, il fait beau

Dis-moi, si les Anges t’accompagnent

Dis-moi, ce que tu vois de l’au-delà

Dis-moi.

Est-ce que tu nous pardonnes de t’avoir tant aimé

Est-ce que tu es dans la lumière de l’été

Est-ce que tu es devenu un arbre, une étoile ou un ange

Est-ce que tu me vois chaque jour

Et-ce que tu aimerais me parler, et me dire tous ce que nous n’avons pas su nous dire

Est-ce que les arbres murmurent ton nom

Est-ce que Les rivières chantent de leur eau libérée

Le chant de ta vie

Est-ce que Les étoiles la nuit chuchotent au vent du Sud

Que nous t’aimons, encore et toujours

Même si tu n’es plus là, même si tu es de l’autre côté

Même si le chant du monde te parvient atténué

Nous serons toujours avec toi. La nuit apportera

Ton étoile du Sud briller au firmament

je laisserai le Vent apporter ton message aux comètes qui dansent

et savent les poésies des orages.

 

BHP

Le choix d’une robe !

 

le choix d'une robe

le choix d’une robe entre mère et fille …

Choisir une robe, le matin.. Il faut du temps.

Il faut se souvenir que, dans ma famille, les robes…! Ah les chiffons ! Comme beaucoup de femmes, j’aime les robes, mais là ça dépasse tout…

7 robes et Lila”.. mon dernier roman est inspiré de cet amour-là.

  Ce roman a jailli d’un trait, sans prévenir, comme une évidence, quant à sa forme, elle est comme une robe, légère, douce, agréable , féminine .

Choisir une robe, quelle importance me direz-vous?  Quelle importance que de s’habiller pour sortir le matin, pour le déjeuner, l’après midi ou le soir. Ce sont des préoccupations de nantis… certainement, mais en êtes-vous si sûrs ? Les femmes, même celles qui ont très peu d’argent, adorent plonger dans les étoffes, les toucher, les palper, les soupeser et…rêver, créer, imaginer. Quelle robe réaliser avec ce tissu,  cette étoffe, ce drapé, cette soie ! Chaque femme devient une princesse au toucher d’un drapé…

 Les robes me transportent, au pays de  l’enfance. Cachée dans les arbres, sauvageonne et libre, je regardais ma mère, choisir une robe. A cet instant, rien n’était plus important, le monde s’arrêtait… Les drames, les duperies, les colères tout disparaissait et pour l’éclat d’une toilette, pour la beauté d’un bal, ou l’éclat d’un diner, tout recommençait !

Ma mère se penchait légèrement, fronçait ses jolis sourcils, ouvrait les lèvres qu’elle humectait, puis, les yeux brillants se retournait vers moi :

— elle est jolie non ?

La féérie, la magie et juste le choix d’une robe !

BHP

Je n’aime pas l’été

La mer, le soleil et l'été

Toi, Moi, Lui, la mer , le soleil et l’été !

Ce n’est pas une découverte, je n’aime pas l’été.. comme je n’aime pas les vacances…sauf avec les enfants !

J’adore les enfants. Chaque fois que je rencontre un enfant, je rencontre un indien. Un enfant, une énigme, un rébus, une histoire à écrire, à lire, à deviner ! guess what

Hier, deux enfants sont venus nous rendre visite. Maêl est l’un d’eux. Blond aux yeux bleus, il est magnifique, longiligne, il pousse comme un jeune poulain, court tout le temps et dit non toujours !

Ses parents s’interrogent :” Mais qu’est-ce qu’il a cet enfant à toujours dire non !”

Je ne suis pas ses parents, je suis juste une parente éloignée. Maêl est venu plusieurs fois à la maison et peu à peu il m’a laissée l’approcher. Pas beaucoup, un petit peu. Peut-être, le laisser vivre à son rythme lui rendra-il le sourire, peut-être à regarder le bleu du ciel sans pression, juste s’amuser…sans trop d’écrans… à courir, et jouer avec d’autres…Peut-être ce petit prince acceptera-t-il… d’être juste un enfant !

Nous allons passer quelques jours ensemble. Je me réjouis déjà de lui montrer mon royaume secret, les vagues, l’océan, le vent, les chiens, la liberté !

Maël a dans ses yeux, tout le bleu du ciel.. Peut-être faut-il juste y inscrire une légende, une histoire, un conte, pour ramener les étoiles que chaque enfant doit avoir au fond des yeux !

BHP

 

Petit frère

 

Petit frère

Petit prince

Juste une photo et tu resurgis dans mes rêves

 Une image

Sur un coin de table, entre les  mots

C’est juste une image, petit frère

 Reviendras-tu peupler mes rêves,

de toi

Petit frère, où tu es je ne peux pas aller

Petit frère, c’est juste une photo de toi

Et le monde n’est plus gris

Les chiens n’ont rien dit, quand ton âme est venue me voir

Et mes rêves se sont illuminés,

de toi

Petit frère là où tu es, je ne suis pas,

 Juste une image, de toi

Petit frère tu es avec moi et les mots que j’écris,

Tu es l’ange qui s’invite au matin

Quand la lune s’enfuit à l’aurore et

 Les peurs reprennent la nuit

Petit frère,

Petit ange, maintenant

BHP

Par delà les mers…

Peut-être qu’un jour on se retrouvera

Par delà les forêts et par delà les rêves

Par delà les sentiers, par delà les rivières

Et par delà les mers

Les saules du bord de l’eau caresseront nos lèvres

Et nos corps alanguis flotteront au fil du temps

Petit frère, tu es un ange maintenant

Que l’infini de l’azur te raconte le vent, le murmure des étoiles

Que la clarté de la lune t’emporte au delà des nuées

Que le chat du rossignol berce tes nuits

Et que les abeilles te chantent le glissement des nuages

Nous sommes séparés mais tu restes à jamais

en moi.

BHP

Donne-moi …

la vie, le rire, la joie, les rêves

Donne-moi ta vie, mais la vie n’a aucun sens

Donne-moi ton rire, mais la joie n’a plus de couleur

Donne-moi tes rêves, mais le rêve n’est que silence

Donne-moi une note, mais je m’absenterai de ta mélodie

Donne-moi le rouge, et les orages tonneront en vain

Donne-moi le vent, et je te dirai les nuages, l’oiseau et les tempêtes

Donne-moi, toi, même si tu es parti,

Même si tu ne réponds plus

Même si tu ne reviens pas,

Et si je ne t’entends plus

Même si.

BHP

 

Après toi…

une plage océan

Après toi

 

Et si après toi il n’y a rien

Que le vent et la pluie et le chant des sirènes

Que ta voix dans l’orage qui surnage à ma peine

Et si je te regarde et ne vois que l’amour

 La lune, les étoiles et le bleu de la nuit

Et si dans ton départ il y avait le ciel, l’immensité du vent

Et le sable à jamais recomposé.

Sur la plage océane où nous nous sommes aimés

L’empreinte de nos corps a perdu d’intensité

Et mes mots, au vent sont envolés

Et notre amour perdu s’est éteint à midi

Sur la plage océane, les rouleaux m’ont bercée

J’ai entendu le vent jouer dans tes cheveux

Et les anges m’ont dit tout le bonheur du monde

Dans le temps évanoui

BHP

Il était différent ..

petit prince

 

Il était différent.. Peu importe le diagnostic… Il était mon frère, mon compagnon de jeu, avec ce qu’il était de ses frasques, ses manies, ses idées bizarres, ses rituels, ses obsessions, ses peurs…
Je détestais le lieu où il était , c’était loin et j’aurais préféré qu’il soit plus près de moi .

Les adultes autour de nous en avaient décidé autrement. Un jour il est parti. Je me rappelle encore le silence dans la maison, les flocons qui dansaient dans la lumière, les bruits étouffés, et l’absence qui ce jour-là, s’est inscrite sur ma peau et dans le rire perlé de ma mère, qui dansait avec la vie, et qui s’est engagée, pour moi, pour lui, pour nous tous.

Mon chien voulait sortir jouer, de ce jour,  j’ai toujours été accompagnée par un chien.

Mon frère est revenu, les vacances, les week-ends. Ma grand-mère, ma mère, mon père tout le monde essayait de l’aider. Il était heureux avec nous, et il était heureux avec ses camarades.

Les allées et retours, entre son Institution et Bordeaux ont commencé.

Mon père vivait mal sa différence, ma mère faisait avec . Mon père ne supportait pas qu’il ne puisse pas être soigné, mon père ne supportait pas son impuissance devant ce qu’il était.

Moi je l’aimais. Je jouais avec lui . J’ai apprivoisé la solitude, j’ai développé des capacités d’adaptation à n’importe quelle situation, je me suis coulée dans les vies et les maisons endormies des habitants de mon quartier. Avec mon chien, on visitait les maisons abandonnées.. on rentrait dans des caves, des endroits interlopes, des garages…J’errais dans le quartier en inventant des histoires et des contes, sur les absents qui le peuplaient.

Et puis il y a eu les étés avec mes grands-parents, et mon frère, deux mois où nous partions seuls, dans une ferme, sans eau ni électricité, deux mois de maraudes, dans la nature à la ferme, dans la campagne béarnaise.. Le pied pour moi et mon côté sauvageonne ! On se lavait quand on y pensait, on était ailleurs toute la journée avec les bêtes et les gens, c’était simple et fantastique, avec les cascades, le vert des prairies, les vaches, les montagnes que l’on devine derrière, l’aube violette et le vent du sud !

J’en ai rapporté des anecdotes, et des souvenirs de lui et moi, rassemblées dans un livre à paraitre…à la fin de l’année :

“Le hurlement des Loups”

BHP

 

Et les baleines chanteront pour toi…

Et les baleines chanteront pour toi

Petit Prince,

Et les baleines  chanteront pour toi

Des histoires, les jours de pluie

Les étoiles murmureront leurs prières, aux sables du désert

L’alouette te portera un rameau d’olivier

Les vents du sud te parleront au creux de l’oreille

Pour te raconter les mots secrets des licornes et des vagues océanes

Le lent balancement des voiliers te dira le vent, les oies sauvages et les salamandres

Le bleu du ciel, le vent d’ouest soufflera ton nom à l’horizon

Et nous nous te pleurerons jusqu’à ce que les sables effacent notre chagrin

Et que les yeux noyés de larmes,

Nous te rejoignons dans le bleu éternel

BHP

 

PETIT PRINCE

petit prince

Petit prince, tu es parti

Juste comme ça, un jour sans bruit

 Entre deux visites, juste comme ça

Tu ne m’as pas dit un mot

Tu ne m’as pas serrée dans tes bras

Tu ne m’as pas regardée

Juste comme ça, tu as ouvert des yeux

Où je n’ai pas su lire un adieu

Adieu, petit prince, Adieu,

C’était bon de te savoir près de nous

Adieu petit prince aux yeux dorés

 Que les anges t’accueillent dans le bleu du ciel

Que l’hirondelle te porte au delà des nuages et

Que Dieu, s’il existe, te reçoive

Dans l’amour de la vie et la lumière infinie

Je t’aime et t’aimerai toujours

 

Petit Prince est mon frère chéri. Il s’est envolé mardi après avoir connu une fin de vie difficile

Mon petit prince m’a accompagnée toute notre enfance et toute ma vie. Il faisait partie de notre vie, entre mes parents, mes cousins, mes grands parents, ma vie. Il était là même s’il passait sa vie avec d’autres comme lui, dans une institution spécialisée. Combien de fois avons-nous fait la route pour aller le voir, combien de fois ma mère a acheté ses bonbons préférés, ses gâteaux, des vêtements, une carte, une photo.

Sa différence nous a apporté tant et tant que c’est une joie et un bonheur de l’avoir connu. Bertrand était différent et sa différence nous a enrichis, nourris, élevés. J’ai choisis mon métier avec lui et je suis heureuse de ce choix qui m’a comblée et apporté tant de bonheur.

Si Dieu existe,

Bertrand est maintenant à ses côtés. Il est un ange qui veille sur nous, de son regard étrange et distant,  de ses réflexions bizarres et souvent décalées.

Mon prochain livre est directement inspiré de lui. J’ai besoin de mots pour dire et parfois pour cacher mon émotion et ma tristesse. J’aimerais trouver les mots justes pour vous faire partager qui il était. J’espère que mon roman saura inventer ce partage avec les mots de mes sentiments profonds. J’espère que je saurai trouver la magie des mots.

je suis heureuse de le publier bientôt

je l’aimais …

BHP

LECTURE ou SERIES / LIRE OU REGARDER ?

Amor, te sigue esperando siempre

Mon amour, je t’espérerai toujours…

Quand je regarde des épisodes d’une série, d’ une série lambda, sans intérêt particulier, bien faite, d’une certaine banalité cependant, je suis happée par les images, l’ambiance, le ton, l’atmosphère, l’univers. Une série, c’est un univers, avant tout. L’attention requise, soit regarder y est pourtant infiniment moins importante que celle, nécessaire pour un livre, soit lire .

Je regarde une série pour me distraire, je lis un livre pour me cultiver, pensè-je… en un premier temps.

Il ne s’agit pas de hiérarchiser l’une par rapport à l’autre, mais de les différencier. Je ne disconviens pas que certaines séries sont comparables aux livres, dont elles sont issues, mais la concentration et l’investissement individuel ne me paraissent pas identiques, bien que souvent ils soient complémentaires. Regarder ou lire ce n’est pas tout à fait la même chose .

J’adore regarder des séries, mais la lecture demeure pour moi, mystérieuse, énigmatique. Territoire inconnu, pays à explorer, monde à partager, elle convoque le merveilleux, l’indicible, l’unique, La Rencontre.

Une série est kitch, un univers de plastique quelque chose de superflu, d’addictif dont je pourrais me passer, sans vraiment le vouloir, presque un plaisir défendu, je ne pense pas pouvoir me passer de livres.

La lecture fait partie intrinsèque de moi. Je me demande si c’est un phénomène de génération ? je ne crois pas, quoique.  La distinction que je fais aujourd’hui sera sans doute amoindrie par mes enfants, sans doute regarderont-ils des séries,  comme ils consommeront des livres…Pourtant on ne consomme pas des livres, on les lit ! Certains surnagent et nous marquent, ceux dont on se souvient et qui accompagnent nos vies ..Quels sont les 5 ou 6 livres qui ont marqué votre vie ?

L’étranger, les 3 mousquetaires, Les misérables, le ravissement de Lol V Stein, Le Rouge et le Noir, Le blé en herbe etc…sont parmi ceux qui m’ont construite et dont les mots et la poésie ont bercé mon enfance et mon adolescence. Les mots de ces livres sont en moi pour toujours.

Un livre nous relie à l’universel humain.

Les uns et les autres enrichissent notre imaginaire, contribuent à notre culture, notre bonheur personnel, à notre appartenance à une communauté humaine et universelle.

Un des mes rêves était de créer, des soirées lecture, deux jours par semaine ou bien quelques jours par mois, dans  un café ou chez nous, dans un endroit où les invités seraient accueillis, à condition de lire quelques passages d’un livre…n’importe lequel celui qu’on aime ou au contraire celui qu’on déteste…juste pour partager les mots qui sont faits de sable, de vents et d’amour surtout…

I had a dream…

Bon Dimanche de lecture

BHP

Le sexe joyeux !

 

Dans son dernier opus,  “Qui a encore le temps de tomber amoureux ?”,  Anaêl Verdier nous entraine dans une balade amoureuse, parmi les conquêtes de l’auteur. Une célébration de l’amour, au fil de son désir et de celui de ses partenaires.Un regard légèrement détaché, avec juste ce qu’il faut, un zeste de lucidité pour rester à flot et jouir, des corps et des âmes, surtout des corps et des amours passagères.

Une ode au corps féminin, aux plaisirs des rencontres de passages. Un clin d’oeil au temps qui passe et aux femmes si belles et si nombreuses, qu’une chasse l’autre avant la suivante. Sans pour autant céder au cynisme, il se fait prendre parfois au sentiment amoureux, mais ainsi qu’il le dit lui-même, cela ne dure jamais bien longtemps . Alors reste son art et quel art !

Enfin quelqu’un qui parle d’amour et de sexe, avec poésie, une once de nostalgie, et de la joie. Si Anaêl renoue avec la dialectique du désir et du plaisir, l’un détrônant l’autre et recélant dans ses rais, la nostalgie du premier, il se prend au jeu de l’un et de l’autre et laisse le lecteur décider auquel va sa préférence.

Servi, par une langue fluide, agile, légère, son livre flotte comme les jupes sur les jambes des filles, et nous révèle les éclats des peaux dorées , fines, lisses, frémissantes sous les caresses. j’ai adoré me glisser dans ces corps énamourés, offerts aux frissons et à l’amour, au soleil, au vent, aux plages et aux villes, aux femmes et aux filles.Découvrir les ruelles animées d’une ville inconnue avant de se laisser aller aux plaisirs de l’amour auxquels il préfère ceux du sexe. Sans doute  est-ce la même chose, car le sexe comme ça devient de l’amour qui se cache dans la saisie de l’instant et  “l’éternité d’un adieu” !

Du sexe décomplexé, vivant, joyeux et débridé.

Un pur moment de bonheur  !

SARAHLOUP

LE VENT DE L’ENVIE DES FLEURS…

 

Au printemps, quand les bourgeons commencent à sortir et que souffle le vent de l’envie des fleurs”...JMG Le Clezio 

Peut-on trouver une phrase plus belle et plus musicale,

“le vent de l’envie des fleurs”…

Le dernier roman de Le clézio est construit comme un conte des mille et une nuits.. Deux jeunes filles se rencontrent, l’une est malade et l’autre lui raconte des histoires sur la ville au dehors et sur ses habitants. Leurs destins s’entremêlent comme les histoires de cette Shéhérazade de l’est…

Ce livre est une commande de la ville de Séoul, où séjourne notre prix Nobel national.. une partie de l’année. La langue poétique de cet immense écrivain,  au service du conte…Comme les deux dragons qui protègent la ville et dorment entremêlés, au dessus d’elle, les mots s’échappent et nous portent au delà des songes, au delà des rêves, au delà du temps…

Un pur régal, un immense moment de lecture et de poésie !

 

SarahLoup

L’authenticité des mots

On raconte qu’un roi, à la recherche de sa bien-aimée s’est changé en renard…

Souvent je suis seule et je n’aime pas exactement ça. Alors je vais me promener dans les rues de la ville, à la recherche de quelqu’un,  c’est très facile de trouver un autre perdu dans les rues,  c’est pour cela que j’aime les villes, à cause des rues, à cause aussi des escaliers, et des murs. Les escaliers de pierre qui ne mènent nulle part, se perdent dans les mousses du temps, ou qui débouchent dans une histoire qui n’est pas la mienne et où je m’évade, le temps d’une journée. Et les murs, pour les ricochets de mes pensées.

Un jour quand j’étais petite, je me baladais dans les rues de mon quartier, avec mon chien. J’ai entendu des cris dans la cave d’une maison, des gémissements, entrecoupés de silence. Je me suis demandé si ce n’était pas un enfant retenu contre son gré par une belle-mère acariâtre ou par une marâtre, comme dans les contes que je lisais, alors. Je suis entrée, en passant par dessus le grillage. Je me souviens que mon chien ne m’a pas accompagnée, il est rentré à la maison. Il connaissait le chemin. Je suis entrée dans la maison d’autres personnes, aux odeurs inconnues, aux bruits inconnus. Il faisait noir. Mes yeux se sont habitués à l’obscurité, et j’ai vu une petite chienne qui essayait de mettre bas. Je suis restée là, sans rien faire que la regarder. Puis je me suis approchée et j’ai mis mes mains sur ses flancs, tandis qu’elle poussait pour mettre au monde un, puis deux, puis trois bébés… nous nous sommes regardées, elle a léché ses petits. je lui ai apporté de l’eau, et puis je suis partie…J’avais neuf ans, à peine !

je viens de faire une grande découverte : pour écrire il faut du temps !
Hier et aujourd’hui, j’ai passé toute la journée sur mon ordinateur, enfin hier surtout.. et ce matin, je m’aprétais à faire la même chose, sauf que je devais sortir mon chien !
 Je me suis décidée à commander le livre de JMG Le Cezio, “Bitna, sous le ciel de Séoul”, et hier j’ai reçu et lu quelques pages du livre d’Anael Verdier, “qui a encore le temps de tomber amoureux ?”. Heureusement j’ai dépassé le temps où je ne pouvais pas lire lorsque j’écrivais, maintenant je peux , et c’est tant mieux.
Car je mesure le fosé qui me sépare d’eux !
Et du coup, je me suis dis, que ce n’est pas seulement parce qu’il manque d’enjeux que mon livre actuel ne va pas, c’est aussi parce que la forme n’est pas celle que j’ai dans la tête..
J’aime les contes, les légendes, les mythes fondateurs,  j’aime la magie, la noire et la blanche, et le souffle de la création cosmogonique…J’aime les grandes sagas qui racontent toujours la même histoire sous des formes diverses . J’aime être emportée par le souffle d’un écrivain.
 Au début, mon livre devait être ça, un conte..  je l’ai oublié, je m’en suis écartée…
Je vais y revenir pour retrouver :
l’authenticité des mots, et la justesse des émotions
merci
BHP

MAUVAIS GENRE !

 

Avant je ne pouvais pas lire d’autres auteurs, en même temps que j’écrivais. C’était difficile d’être en même temps dans l’univers de l’auteur et dans le mien.

Mais ça c’était avant. Maintenant, je laisse mes héros vivre leur vie, parfois même, ils s’en inventent une tous seuls et moi je suis à la traine . Ils m’échappent et s’en vont filer le guilletdoux et raconter des fadaises à la belle de leur coeur. Moi, l’auteur, je ne suis pas au courant, à tel point que j’y perds mon latin , quand au matin je les retrouve et qu’ils en sont 25 pages plus loin que celle où je les ai laissés la veille !

Par exemple, je pensais écrire une histoire sur les morts et j écris une histoire sur les loups ! Les loups et les morts n’ont aucun rapport, me direz-vous. Justement non , ils n’en ont aucun, sauf celui qu’ils s’inventent.

Victor, mon héros actuel, ne l’entend pas de cette oreille. Lui, il veut être un loup point final, et pas du tout aller chez les morts, ma première idée. Je cède, c’est toujours le héros qui gagne, enfin chez moi. Je suis un auteur laxiste au fond, mes personnages font ce qu’ils veulent.  J’ai même du mal à les suivre.

D’ailleurs imaginez, je ne sais pas si je suis un auteur ou une auteure… Faute de genre, faute de choix, faute de mieux, autant choisir le mauvais genre, et, comme disait ma grand-mère, en fronçant les sourcils et regardant une de mes amies qui me fascinait, justement à cause ce ça :

— elle a mauvais genre !

J’adore le mauvais genre, et le mauvais goût. Au fond c’est beaucoup plus drôle que le bon ! Mais je m’égare, les auteurs s’égarent souvent, et les auteures ont mauvais genre…Que voulez-vous, je préfère souffrir d’aimer trop, que pas assez, je préfère aimer à la démesure que d’aimer à moitié, et “mourir du mal d’aimer”, “aimer à en mourir, mais c’est un peu aussi pour en vivre”.. disait Aragon, encore les morts c’est une obsession !

“Genre”, disent les ados d’aujourd’hui, décidément, le genre fait partie des moeurs, des mots, des maux aussi sans doute , est-ce ma faute si le genre me fait défaut…que voulez-vous, je suis mauvais genre !

BHP

 

L’ÉCRITURE EST LE MIROIR DE L’ÂME

Troisième roman : Victor, le Loup-Enfant

 

Il faut se méfier du miroir que nous tend l’écriture !

Alors que j’écris mon 3 ème roman, je pensais écrire un personnage qui emprunte des traits de personnalité à mon frère et à mon fils… Tantôt de l’un, tantôt de l’autre, et aussi un peu de lui tout seul, de lui en tant que personnage à part entière. Nos personnages sont des composites, des mosaïques, faits de petits morceaux des uns et des autres, le rire de l’un, la bizarrerie de l’autre. L’autisme de l’un et la détermination de l’autre, au début tout au moins. Ensuite ils partent, s’émancipent et prennent du corps et de la matière, ils prennent leur envol, dans et vers l’histoire . L’écriture est un vaudou, on façonne des personnages en terre, et puis pendant votre sommeil, ils s’animent et vivent leur vie. Votre histoire prend un tour nouveau et vous êtes à la traine…vite il faut la rattraper !

J’étais en panne, je ne parvenais pas à écrire la fin. Alors j’ai changé un élément du récit, un seul, et soudain tout s’est ordonné, tout est devenu clair, tout s’est organisé.

Mon héros allait mourir. Je ne fais pas mourir mes enfants d’habitude, ils évitent la mort, de peu mais ils l’évitent, en tout cas Lila l’a évitée.

Victor, lui, va mourir.  C’est la logique du récit et c’est ma décision d’auteur. A moins que.. il ne devienne véritablement un loup, à moins qu’il n’assume son moi-loup.. à moins que…Le loup soit le plus fort.

Hier, j’ai rendu visite à mon frère, c’était très triste,, malgré mes cris, mes hurlements, et mes accès de rage, malgré les éclats de rage contre ceux qui, pourtant font de leur mieux et ne peuvent pas infléchir le cours du temps. On me dit des mots lénifiants. Sûrement, je comprends, ce sont les mots que l’on dit dans ces cas là… Mais, je déteste les mots vides, les mots valise qui sont prêts à tout, les mots prêts-à-porter, les mots grande-consolation qui ne consolent de rien, les mots compromission, les mots vagues…Mais ce sont des mots apaisements, pour ma mère qui a tant et tant enduré…

Je suis et je reste une battante, je me bats, un point c’est tout. L’écriture est mon combat, mon refuge, mon remède, ma guérison, mon filtre magique, mon filtre d’amour, mon rite vaudou, mon miroir magique. Troublant, le miroir que nous tend l’écriture, nous donne une prescience des évènements, une pré-conscience des choses, telle qu’on pourrait se penser devin. J’aimerais bien être devin.. alors j’en mets dans mes histoires. A propos, mon histoire a pris un tournant décisif, qui me conduit à la réécrire, en partie même si elle en devient plus cohérente et sans doute, plus forte.

Mais non, l’écrivain n’est pas devin, il écrit au coeur des choses de la vie. Et les choses de la vie ont la même logique dans l’écriture et dans la vie..  L’histoire suit le même cours sur la page et dans la vie…Victor va suivre son destin, son destin d’enfant-loup .

Miroir, mon beau miroir…Dis-moi qui… de lui ou de moi tire les fils du temps, de lui ou de moi crée ou est créé, de lui ou de moi vit ou est vécu …Dis-moi si mes mots peuvent te faire vivre ou mourir..

dis-moi qui….aime et est aimé

BHP

CECILE

Lila n’aime pas les robes !

Le bleu du ciel ne suffira pas

A laver mon âme de ses larmes

L’oiseau s’est envolé trop loin, trop tôt,

Et  Seul Bashung sait dire la mélancolie

C’était en haut des vignes, et il faisait trop chaud

tu es partie et tu nous as laissés,

 du fond de ton enfance

tes yeux bleus nous regardaient

tu étais magnifique

 et nous sommes  si tristes

sans toi…

BHP

Les roses de Mai

Une robe noyée

Une robe flotte sur l’eau

Parfois la clarté du monde me donne mal aux yeux
L’avenir s’écrit aux larmes des souvenirs
Les roses de mai ont les plus belles épines
Les histoires, comme les nuages
S’écrivent avec le vent

Pourquoi les mots arrachent-ils des larmes

A ceux qui les écrivent et à ceux qui les lisent

Pourquoi es-tu si fragile

Dans mon souvenir ?

                                                                               Sarahloup

Comme un vent de Printemps…

Hier, j’ai fini le premier jet de mon 3 ème roman..qui s’intitule pour l’instant, “je, Victor”.

Un roman bizarre, inclassable, difficile… Je l’ai écrit avec en pensée, le fabuleux, petit, mais génial roman de Juan Rulfo, “Pedro paramo”,  bijou de la littérature sud-américaine, une pure merveille. Entre le conte, le roman, le récit épique, inclassable, une forme épurée et magique, dont je vous recommande la lecture. Et si je pouvais ne serait-ce qu’approcher cette forme littéraire, je serais comblée.

Mon troisième roman se rapprochera, je l’espère,  de cette création, entre le roman et le conte, ni tout à fait l’un, ni tout à fait l’autre…

Après avoir passé quelques jours avec la sensation bizarre d’avoir perdu quelqu’un.. j’ai eu le plaisir d’être invitée,  samedi soir, par le talentueux Eric Costa,  à une présentation de courts-métrages, au Node, sur le thème du Fantastique et d’y présenter mes Nouvelles, Un je t’aime, deux je te suis, trois je te tue , elles-aussi sur ce thème là..

Je n’en ai vendu aucune mais j’ai rencontré une auteure, croisée à plusieurs reprises, au hasard de la ville et des rencontres. Elle a déménagé d’exactement en face de chez moi, trop tard, ou trop tôt…

Une soirée bizarre, hors du temps et des codes, le fantastique s’invitait, sans doute, autrement et ailleurs que sur la pellicule. A moins que le petit lutin, perché sur mon épaule et qui veille sur toutes mes créations, n’insiste pour que Mathilde et moi, nous rencontrions vraiment..au lieu de nous croiser, au hasard de la ville. C’est chose faite, nous nous sommes  rapprochées, davantage que lorsqu’elle habitait juste en face de chez moi !

Ensuite, je suis allée fêter le départ d’un collègue qui partait vers de nouveaux horizons professionnels. Ce fut une soirée  arrosée et très gaie.. Je lui ai demandé s’il n’allait pas s’ennuyer.. il m’a répondu à côté.. de toute façon j’étais, “à côté,” toute la soirée et c’est exactement ma place…  A Côté, à la marge, prête à partir si je m’ennuie ou envie d’aller voir ailleurs…

A côté, dès que j’aurai fini cet opus dont je ne sais ce qu’il va devenir…est, de toute façon, la place que j’occupe souvent…en décalé, un peu ailleurs,…ici et là, là et pas là…parfois intensément là, au gré des créations .

Il soufflait ce week-end, comme un vent de Printemps et même si j’adore l’hiver propice chez moi à l’écriture et au repli créatif,  j’aime aussi le printemps et sa lumineuse transparence.

Alors let’s go pour ce nouveau roman que j’espère publier en Septembre… et merci pour vos encouragements et votre présence chaleureuse et attentive…

@sacha, @Laure @sylvie @mathilde @anael of course…

SarahLoup

 

 

CE QUE ÇA COÛTE …

 

Lorsque j’ai terminé “7 Robes et Lila” , mon dernier roman, j’ai immédiatement démarré la création d’un autre, dont le titre provisoire est “je suis la louve”;

Je me suis rendue compte que j’aurais dû laisser une période de vacance, un peu de vide entre la fin d’un opus et le début d’un autre. Mais je ne suis pas patiente et l’autre texte était déjà là, pressant à la porte de mon esprit.

Alors j’ai mis en place en même temps, la rédaction du roman à venir et la promotion de “7 Robes et Lila”.

Aujourd’hui, j’en suis à la dernière partie de mon troisième roman, je réalise que sans doute j’aurais du attendre. Sans doute, car devinez quoi, j’ai écris la mort de Nora, le jour anniversaire de la mort de mon père, le 3 mars. Alors si le texte a été très difficile à écrire, si les mots se dérobaient sans cesse sous ma plume, si les idées venaient en désordre et en vrac.. Si..j’étais plus que bouleversé par un texte somme toute anodin. C’est sans doute parce que se superposaient ces deux expériences que sont la mort d’un père et la description de la mort d’un personnage..La réalité extérieure et l’intériorité, la confusion des sentiments, sans doute…

Après plusieurs jours difficiles, après plusieurs abandons, après beaucoup de ratés dans ma vie professionnelle, sans que les intéressés ne puissent en saisir le sens, j’ai finalement écris “la mort de Nora”…  J’ai interrompu la rédaction de mon roman, je ne suis pas allée travailler, je me suis montrée nerveuse et irritable, colérique et bouleversée…Et je suis allée me coucher avec des courbatures et des crampes partout…

Je vais poursuivre et finir mon roman et je vais poursuivre et finir la promotion de “7 robes et Lila”…Je suis obstinée et de toute façon, les mots se pressent trop sous ma plume pour que j’arrête maintenant.

Qui a dit que “l’artiste est un athlète comme les autres” à moins que ce soit l’inverse, et que le sportif soit un artiste comme les autres.. De toute façon, la création est l’essence de l’homme, sa substance, son âme et sa raison de vivre, mais les chemins pour y parvenir sont parfois escarpés et difficiles..Alors merci de me lire , merci de me soutenir merci à vous lecteurs, parents (une mention spéciale pour ma mère et mon conjoint), amis sans qui tout ça serait vain…

Bonne journée

Sarahloup

DÉSIRS PERDUS

Dans chaque goutte de pluie

je chercherai ton rire

Sur la peau du temps, s’étirent mes désirs
Et le son des orages, au noir du souvenir
Joue la belle hirondelle, le rossignol seulé
Dans l’aube blême du passé

Je marcherai comme une ombre

Au désir des aubes futures,

Je t’écrirai

à l’encre des nuages

Et le son du piano risque s’évanouir

Au lendemain

Des amours perdues

SARAHLOUP

Dans la saisie de l’instant …

 

“Dans la saisie de l’instant j’aurais une totalité sublime” /Fabienne Verdier, peintre

 

 

J’attendrai

J’attendrai l’oiseau qui revient du Sud

j’attendrai ton rire dans les champs de blé

j’attendrai les notes qui s’égrenent un soir de juillet

j’attendrai la nuit après le jour

j’attendrai la lune de sang au dessus du monde

j’attendrai le soleil après la pluie

j’attendrai ton amour encore et toujours

je t’attendrai

 un jour en hiver

Sarahloup

LILA ET L’ORAGE

 

Sept robes et Lila FAV-amazon

L’ORAGE

Il y avait le bleu à perte de vue

Les nuages que déformaient le vent

Le cri des mouettes, l’océan

Toi qui riait

Trois mouettes perchées, un arbre à la dérive

Soldats au garde à vous, file file le temps

J’ai perdu ton rire dans le vent

Le ciel change le bleu en encre noire

Les mouettes éclatent de rire

Les rives océanes se fâchent

La mer moutonne, les oiseaux sont partis

L’été a disparu avalé dans l’orage

Tu m’as souri

Le ciel d’été mauve accorde ses larmes de pluie

Sur La plage déserte

L’été finit en Aout

SARAHLOUP

 

LE BLUES DU MILLENIUM

“Millenium blues” est un livre magnifique.

Lila n’aime pas les robes !

 

 

 

Une ode à l’espoir et à la vie, des mots arc-en-ciel, des rêves bleus, Lila, une petite fille brune au regard mauve et des formules choc, profondes et drôles, comme la vie, comme Emile Ajar en son temps, Faïza Guene, nous emporte tambour battant à travers les sons et les images qui défilent dans un monde en kaléidoscope. Les années 90, Abba, les fêtes qui tournent court, la vie, l’amour..les joies, les peines,  toutes les couleurs de la vie en arc en ciel et une langue magique pour magnifier les désespérances et dire la joie après les larmes, le soleil, après la pluie et le printemps retrouvé…

“.. J’aime pas les fêtes parce qu’à peine ça commence il va falloir s’arrêter de danser … si on considère que la vie est une fête c’est la meilleure définition de la nostalgie qu’il m’ait été donné d’entendre.” 25 ans -la nostalgie –  p108

Bravo

SARAHLOUP