TOUT EN TECHNICOLOR

NEW YORK 01

Un jour tu rêveras tout en Technicolor architecte improbable du film de ta vie
Un jour tu descendras les fleuves impassibles au bonheur insensé tout autant qu’ incertain
Un jour tu partiras sur les chevaux de feu du poète maudit , rivage abandonné
Un jour tu me diras tes pensées insatiables, passer au firmament des rayons de couleur
Un jour tu inscriras sur mes paupières mauves les éclats étoilés des cauchemars enfuis
Un jour tu filtreras les rêves immobiles que les mouettes baroques ajournent sine Die
Partant sur les vélos des voilures à volo tu trouveras la chance assise au coin du bois
Flirtant avec le loup et le lapin d’Alice,
Mère grand est bien loin
Perdue dans le ruisseau, Lafontaine est tari, Gavroche à disparu
Un jour tu me diras : les rêves impossibles gisent au fond de l’eau
Un jour la lune rousse soufflera à l’oreille le murmure du vent “au loin t’emportera”
Loin très loin au delà des nuées, sur des chevaux de bois tu trouveras Alice assise t’attendant
Le vent caressera ses cheveux dénoués, petite fiancée au tour de jour du temps
Tes rêves au coin du jour gisent abandonnés les feuilles volent -au- vent éparses, éperdues
La neige a recouvert de givre tes pensées, l’oiseau a disparu et il n’a pas chanté
Tes larmes de papier ont parlé aux étoiles , la lune mon amie a souri dans ta nuit
La lune a raconté les chevauchées sauvages qu’elle et son mari ont faites au firmament
La lune et le vent cavalcadent et dansent, sarabande endiablée de folie débridée
Les couleurs sur la toile éclatent en mordoré la folie de papier gira abandonnée
La vie a reparu la nuit a disparu
Tes rêves envolés ont laissé une rose
Une fleur de papier pour écrire ta nuit
De cauchemars enfuis Au soleil de minuit.

SARAHLOUP

Photo : Christian Sin

Vous Pourriez Aimer ces Articles

Aucun commentaire

Laisser un commentaire